09 juin 2008
Kyoto - Comme d'habitude
Un petit délire et un grand souvenir de notre passage à Kyoto. Un soir, après un bon repas, nous nous sommes mis à entonner "Comme d'habitude" à tue-tête dans les rues de la ville sous le regard médusé des passants.
Je vous laisse déguster.
Je précise que le "grosse vache" ne s'adresse absolument pas à Emmanuelle mais à la fille de la chanson que j'ai toujours imaginé comme une grosse feignasse qui reste à ronfler dans son lit pendant que son mec part au boulot !
PS : Mises à jour régulière après cette pause de deux mois.
13 avril 2008
De Hiroshima à Osaka, en vidéo
Et voici la suite et la fin de mes aventures au Japon, en vidéo.
Au menu :
- la découverte de l'île de Miyajima
- l'exploration du château de Himeji
- le passage éclair à Osaka
- le trajet de retour en France
Merci à tous d'avoir suivi avec autant d'assiduité le compte-rendu de ce merveilleux voyage ! Il sera très bientôt suivi d'une suite, bien plus modeste, concernant mes prochaines vacances en Italie (Rome et Naples)
Et bien sûr un énorme merci à Emmanuelle, Sabrina et Manuel sans qui ce voyage n'aurait pas eu le même succès.
A très vite !
08 avril 2008
Sayonara
- Mercredi 23 mai -
Après une dure nuit passée dans ma capsule à cause d'un japonais ô combien ronfleur, nous nous retrouvons tous les 4 dans le hall de l'hôtel pour boucler nos valises et partir en direction de la gare pour rejoindre l'aéroport d'Osaka.
La veille, nous avions repéré un Starbucks où nous prendrions notre ultime petit déjeuner sur le sol nippon. Hélas, le restaurant ouvre trop tard pour nous et nous devons nous rabattre sur une petite boulangerie où nous finirons par trouver notre bonheur à emporter.
Nous trouvons vite notre place à bord du train express qui relie Osaka à sa banlieue sud pour finir sa course sur l'île artificielle où a été installé un aéroport des plus modernes.
Sur la route, et comme à l'accoutumée, les travailleurs japonais dorment à poing fermé conscient que rien ne peut leur arriver dans ces transports ultra-sûrs.
Ma voisine finira presque par dormir sur mon épaule ce qui donnera lieu à bien des plaisanteries et quelques photos cocasses.
30 minutes plus tard et après avoir traversé un pont interminable planté dans le brouillard, nous voici dans le fameux aéroport où tout se passe sans encombre.
Nos bagages enregistrés, nous dépensons nos derniers yens. Manuel achète un paquet de Pocky, une sorte de gros Mikado dont nous nous sommes goinfrés durant 15 jours et qui vont bien nous manquer.
Nous finissons par dégotter le Starbucks qui nous manquait et devisons sur nos souvenirs déjà passés et les interminables heures d'avion qui nous attendent.
Le temps d'une dernière photo et c'est le moment de quitter le sol du Pays au Soleil Levant. Nous laissons derrière nous bien des souvenirs, des visages, des odeurs, des goûts et bien des images qui, pour ma part, resteront longtemps gravés dans ma mémoire.
Je n'irai pas jusqu'à dire que ce fut une quête spirituelle mais, à sa façon, le Japon a laissé la trace de son passage, de sa différence.
Le voyage de retour passera comme de tradition bien plus vite que celui de l'aller mais nous réservera une ultime et dernière surprise à l'issue du vol Helsinki - Paris affrété par Air France : les bagages de Manuel et les miens sont restés bloqués à Helsinki. Manuel y avait laissé ses clésde maison...
... C'est sûr, nous sommes rentrés en France !
22 mars 2008
On aurait presque pu s'en passer
- Mardi 22 mai -
Nous quittons donc la ville d'Himeji et son château pour rejoindre la capitale économique du Japon, la ville des Yakusa(s) et la dernière étape de notre périple : Osaka.
Et force est de constater que même s'il ne s'agit pas du plus beau moment de notre voyage, notre passage dans cette ville surpeuplée nous laissera quelques jolis souvenirs en tête !
Et le premier d'entre eux est la recherche de notre hôtel.
Bizarre, des mois avant de quitter la France, je savais déjà que ce passage allait s'avérer des plus compliqués, car je n'ai pas réussi à trouver un plan en français (ou anglais) suffisamment correct pour nous permettre de nous orienter. J'avais en tout et pour tout un gros graphique en japonais figurant les principaux axes sans réels points de repères pour savoir comment le tenir correctement.
A cela s'ajoute une difficulté supplémentaire : çà n'était un hôtel classique et touristique que nous recherchions mais un petit hôtel capsule perdu dans une ruelle secondaire.
Qu'est-ce qu'un hôtel capsule se diront certains d'entre vous... et bien à ce stade nous n'en savions pas nous même grand chose si ce n'est que nous allions dormir dans des sortes de boites et que c'était une expérience culturelle unique à tenter...
A la sortie du métro, un homme d'un certain âge se dirige vers nous et nous propose spontanément de nous aider. Il jette un œil sur mon plan et semble lui aussi un peu déconcerté. La barrière de la langue s'ajoutant à tout cela, je sens que çà va mal se passer.
Je hoche donc la tête en guise de remerciement et fais mine de m'en aller... Mais le vieux monsieur s'accroche !
Nous finissons par réussir à le semer, mais devant l'impossibilité de nous orienter, nous nous avons vaincu. Et même si nous avons demandé notre chemin à plusieurs reprises, nous ne parvenons pas à trouver le fameux hôtel.
Excédé, je propose à mes comparses de s'installer sur le rebords d'un muret pendant que je pars seul (et sans bagages) en éclaireur.
Je longe alors une série de ruelles où se succèdent des bars à hôtesses et des love hotels (hôtels louant des chambres à l'heure) et me demande si nous avons bien choisi notre endroit pour dormir.
Après avoir tourné pendant une quinzaine de minutes, je finis par entrer dans un bar pour demander une dernière fois mon chemin lorsqu'une fois de plus je suis témoin de la gentillesse et de la serviabilité de Japonais.
En effet, le barman prend mon plan, ferme sa caisse et sors du bar pour finalement m'accompagner jusqu'à l'entrée de l'hôtel situés à 2 blocs plus loin dans une rue que j'ai traversé à deux reprises quelques instants plus tôt !
Soulagé (bien que toujours pas rassuré par le voisinage) je retourne chercher les autres.
Quelques minutes plus tard, notre petite troupe surchargée par les souvenirs en tout genre accumulés au fil du voyage, déboule dans le minuscule hall de l'hôtel capsule, sous les yeux médusés du propriétaire.
Il faut savoir que les hôtels capsules sont le plus souvent fréquentés par des hommes d'affaire ayant finis trop tard (ou trop ivres) pour rentrer chez eux et ne sont donc a priori pas prévus pour des touristes !
Pour dire, nous avons trouvé l'un des rares hôtel de ce genre à accepter les femmes qui y ont leur étage réservé.
Donc lorsque le proprio et sa femme nous ont vu déballer nos valises pour en sortir ce dont nous avions besoin pour la nuit, inutile de dire que nous sommes devenus un sujet de curiosité et d'attraction !
Les valises laissées dans une petite pièce fermée à clé qui devait leur servir de remise, nous nous sommes vus attribués à chacun une clé avec un numéro de capsule et un casier où ranger nos chaussures et un autre pour nos affaires de toilette.
C'est alors que filles et garçons se sont séparés pour découvrir mutuellement ce qu'était vraiment un hôtel capsule... et nous n'avons pas été déçus !
Imaginez un long couloir plongé dans l'obscurité. Le long de chaque mur, une série de caisses en plastique empilées sur deux niveaux.
Chaque caisse est assez profonde pour pouvoir s'y allonger sans problème et assez haute pour pouvoir s'y tenir assis sans se cogner.
Sur l'une des parois de ces caisses se trouve un ensemble combinant TV, radio, lumière, réveil et table de nuit. Pour fermer sa caisse, un simple store qui se ferme en guillotine, filtrant la lumière mais pas le bruit...
Après moultes éclats de rires et prises de photo, nous rejoignons les filles au rez-de-chaussée et après avoir partagé nos expériences, nous partons vers le sud de la ville où se trouve Spa World, un spa sur plusieurs étages où nous allons passer les 3 prochaines heures.
Quel bonheur de pouvoir terminer se voyage les fesses baignant dans de l'eau à près de 30°C ou évacuant la fatigue dans des saunas fumants, tout ceci dans des environnements à thème plutôt réussis.
Mais avant cela, Manuel et moi (car nous sommes séparés d'avec les filles) seront face à un dilemme... Sommes-nous censés porter un maillot de bain ? Dans le doute nous l'enfilons sous la tenue qui nous a été remise (un sorte de pyjama sans manches d'un bleu douteux) mais alors que nous nous apprêtons à entrer dans la première pièce du spa, force est de constater que nous devrons nous balader la stouquette au vent.
Après un retour aux toilettes pour nous rechanger, nous plongeons dans une petite piscine romaine à l'eau surchauffée, nous passons de hammam en sauna où sont diffusées des émissions culinaires.
Parmi les expériences un peu originales : un bain dans un grand baquet en bois où est plongé un énorme sachet de thé et un sauna où il faut d'abord s'enduire le corps de sel...
C'est après plus de 2 heures de barbotage que nous retrouvons les filles. Tout le monde est complètement détendu (limite cassé) et Manuel et moi avons la preuve que les Japonais en ont vraiment une petite (en tous cas ceux que nous avons croisé)
Bref, nous repartons vers le nord pour visiter le quartier commerçant de Dotonbori.
Nous repartons vers le nord de la ville où, tandis que nous partons à la recherche d'un distributeur automatique de billets acceptant les VISA nous découvrons une ville sale, agressive et plutôt laide. Dommage d'avoir à finir notre voyage ici...
Heureusement, les enseignes lumineuses et les vitrines des restaurants sont là pour nous arracher quelques sourires.
Le distributeur trouvé, nous finissons la soirée par un ultime restaurant... Demain, nous rentrons...
15 mars 2008
Un château et deux trains
- mardi 22 mai -
La veille de notre retour pour la France.
Un sentiment partagé m'envahit. D'une part le plaisir de retrouver mes proches, ma maison, ma vie là où je l'ai laissée et la tristesse de s'apercevoir que le reste de mon voyage se compte désormais en heures et qu'il va falloir quitter ce merveilleux pays où il me reste tant de choses à découvrir.
Après l'extraordinaire journée de la veille, passée pour moitié dans l'émouvant Parc Mémorial d'Hiroshima et pour autre moitié sur l'île sanctuaire de Miyajima, j'ai un peu peur de la journée qui nous attend, craignant qu'elle ne soit en deçà de ce que nous avons vécu et qu'elle ne vienne ternir leurs souvenirs.
Et finalement, cette avant-dernière journée au pays du soleil levant nous réservera encore son lot de bonnes surprises, comme-ci ce pays déployait des trésors d'imagination pour nous faire regretter notre départ.
C'est donc dans la matinée du mardi 22 mai que nous quittons notre hôtel pour rejoindre, en tram, la gare de Hiroshima où nous prenons un shinkansen en direction de la ville d'Himeji pour une halte dans son château.
Le programme est simple : nous laissons nos bagages à la consignes, visitons le château, déjeunons sur place et reprenons le shinkansen pour poursuivre notre trajet jusqu'à Osaka, destination finale de notre périple japonais.
Et tout se passera finalement comme prévu, avec tout de même quelques surprises. La première interviendra juste à la sortie de la gare où nous sommes accueillis par une improbable horloge bavaroise mettant en scène les animaux de Brème !
La ville semble être jumelée avec une ville allemande. Un reliquat de la seconde guerre mondiale ?
Après une dizaine de minutes sous un soleil qui commence déjà à taper (il est environ 10h30) nous arrivons au pied du château d'Himeji.
Ce château féodal est le plus grand des châteaux encore debout au Japon, mais aussi comme le plus beau et le plus parfait (rien que çà !) Les Japonais l'ont surnommé le "château du héron blanc" du fait de la couleur chaux de ses murs.
Son enfilade de cours intérieures, de murs d'enceintes, de tours de garde et de portes épaisses en font un réel dédale soit disant imprenable et qui d'ailleurs n'a jamais été pris.
Pour découvrir tous les secrets nous sommes tentés par un tour guidé. Mais en me renseignant sur internet, j'ai appris qu'il était impossible de les réserver à l'avance et que la seule solution était de se présenter le jour même... et espérer qu'un guide volontaire parlant l'anglais soit disponible !
Au vu du piètre niveau d'anglais des japonais que nous avions croisé jusque-là, je craignais que nous ayons à découvrir les mystères de ce domaine par nous-mêmes et donc d'en manquer la moitié des détails intéressants...
Heureusement, nos craintes sont vite levés lorsque, le prix d'entrée acquitté, une charmante vieille dame nous approche en demandant si nous sommes intéressés par un tour gratuit du château, le tout dans un anglais de très bonne tenue !
Nous sautons sur l'occasion et c'est partie pour deux heures de visite absolument passionnantes sur les us et coutumes de l'époque, les trésors d'imaginations déployés par les architectes pour rendre ce bastion effectivement imprenable et pour réviser notre histoire du Japon découverte de façon éparse à travers nos deux semaines de vacances...
Ci-dessus, se trouve une photo avec deux mannequins accroupis jouant un jeu très proche de notre mémory.
Sous chaque coquille, un dessin. Si la joueuse trouve l'autre dessin qui lui correspond (on reconstitue ainsi une paire) elle aura un mariage heureux...
Et maintenant, voici une sélection des anecdotes que notre guide a partagé avec nous et qui visent principalement à désorienter et piéger l'éventuel assaillant...
1. Les marches des escaliers extérieurs étaient taillés à des dimensions différentes, si bien que l'ennemi devait regarder où il mettait les pieds pour avancer sous peine de rater une marche et tomber... Pas pratique donc pour courir l'arme à la main.
2. Les meurtrières étaient taillées en volume. Côté ennemi, le meurtrière est très étroite rendant les tirs très difficiles. Mais côté défenseur, elles étaient bien plus larges de façon à manier les armes à feu et leur donner un champ d'action plus important.
3. Les remparts en pierre étaient taillés en pente de façon à les rendre glissants et impossibles à monter. A leur sommet les habituelles meurtrières pour y faire tomber de l'huile bouillante ou des pierres.
4. Des iris furent plantées au pied des remparts afin de faire glisser les ennemis en cas de pluie !
5. Les portes permettant de traverser chaque mur d'enceinte donnaient invariablement sur un escalier qui monte afin de pouvoir bloquer la porte avec de la terre et empêcher les envahisseurs de passer.
6. Dans le donjon des cachettes étaient aménagées pour y mettre des soldats capables de fondre par surprise sur l'ennemi.
7. Enfin, contrairement à ce qu'il semble de l'extérieur, le donjon n'est pas constitué de 5 étages mais de 6 ! Dans ce dernier étage que se cachait le shogun en cas d'invasion.
A noter tout de même que toutes ces précautions s'avèrent inutiles car le château ne fut jamais attaqué... Peut-être que tous les dispositifs ont découragé les plus audacieux !
Et voilà, les deux heures de visite touchent à leur fin.
Nous avons traversé un nombre impressionnant de portes, visité les appartements réservés à l'épouse du shogun, la cour où étaient réalisées les exécutions et sommes montés jusqu'au sommet du donjon.
Nous remercions encore notre guide qui refuse tout pourboire de notre part...
Il nous reste une petite heure avant de reprendre le shinkansen.
Tandis que Manuel et moi allons déjeuner dans un restaurant typique (un fast food super gras au jus d'orange très étrange), les filles préfèrent s'acheter des sandwichs à manger dans le train et garder du temps pour faire du shopping (on ne se refait pas)
En début d'après-midi nous embarquons donc à bord de l'ultime shinkansen qui nous mènera à la dernière étape de notre périple... Osaka.
04 février 2008
Miyajima : les pieds dans l'eau, la tête dans les nuages
- Lundi 21 mai, après-midi -
Après avoir chassé de nos esprits les images du Mémorial de la Bombe A, nous montons à bord d'un tram direction un train qui nous mène au port.
De là nous embarquons à bord d'un ferry qui nous conduira vers l'une des plus belles découvertes de notre voyage : l'île sanctuaire de Miyajima.
C'est lors de la préparation du voyage, alors que nous avions tous convenu de nous rendre à Hiroshima, que je me suis demandé ce que nous pourrions bien faire dans la ville qui puisse justifier deux fois 2h30 de Shinkansen.
Et c'est en tournant les pages de mon guide Voir que je tombe sur une belle illustration de l'île... Et pourquoi pas ?
Miyajima est reconnue comme étant une île sacrée, sur laquelle il est interdit d'accoucher ou de mourir (d'ailleurs il ne s'y trouve ni maternité ni cimetière). Plantée dans la mer intérieure elle est dominée par le Mont Misen qui culmine à 540 mètres d'altitude.
Mais ce qui fait sa célébrité c'est son énorme Torii Flottant. Une structure en bois vermillon est plantée les pieds dans l'eau lorsque la marée est haute.
C'est donc vers 12h00 que nous posons le pied sur l'île. Après avoir englouti des okomiyaki façon Hiroshima (avec plus de nouilles sautées que d'oeufs), nous partons donc à la découverte du bord de mer et de la fameuse structure considérée comme l'une des plus belles vues de Japon.
Le soleil radieux ce jour-là en sublime les couleurs et alors que je m'apprête à la shooter, je me fais lâchement attaquer par un daim en liberté qui profite de mon inadvertance pour saisir à pleines dents le plan du mémorial qui dépassait de ma poche arrière.
J'aurai beau essayé de le lui reprendre, la sale bête réussira à en boulotter la moitié ! Elle a bien de la chance d'être sacrée celle-là, je lui aurai bien collé un cou sur la truffe !
Cette aventure passée, nous croisons la route de jeunes mariés qui sortent du temple sur pilotis dont le Torii Flottant est le portail d'entrée.
Les tenues sont sublimes comme d'habitude et le couple se laisse gentiment photographier...
Nous quittons alors le bord de mer pour rejoindre le téléphérique qui nous amène en quelques minutes sur une crête menant au sommet du Mont Misen.
De là, la vue est tout simplement à tomber. La tranquillité qui règne là-haut, la beauté de la mer fendue par la côté et un chapelet d'île, le soleil radieux et la magnificence de la végétation resteront longtemps gravés dans ma mémoire !
Pour mieux profiter du panorama nous entamons la courte randonnée qui mène jusqu'au sommet même. La route est bordée de rochers aux formes insolites et d'une végétation bizarrement tropicale (du moins, c'est l'impression que j'en ai eu) d'où proviennent des cris de divers animaux.
J'ai eu l'étrange sentiment d'être un aventurier au coeur d'une jungle impénétrable... bien que le sentier fut balisé !
Quelques vues depuis la plateforme d'observation située au sommet...
Pour rejoindre la côte, nous avions prévu de descendre le long d'un sentier de randonnée jugé comme "facile" selon les guides touristiques.
Malheureusement le chemin s'avèrera barricadé (éboulis) et nous nous rabattrons sur une autre voie plus difficile et devenue dangereuse par endroit du fait des nombreuses feuilles tombées sur les marches traîtreusement glissantes.
Deux groupes se forment alors : Manuel et Emmanuelle prennent la tête du groupe et partent loin devant, tandis que Sabrina et moi descendons prudemment en échangeant des lignes de dialogues issues du "Père Noël est un Ordure !" et de "Les Bronzés font du Ski"... Fous rires en cascade !
Nous finissons par rejoindre la tête du peloton qui s'est arrêtée au bord d'un ruisseau de montagne apparemment très froid (je n'aurai pas le courage d'y plonge ne serait-ce qu'un orteil)
Et c'est après une heure et demie de descente que nous rejoignons le Torii qui ne flotte plus du tout dans la mesure où la mer s'est retirée.
Et avant de faire comme elle, nous profitons d'une dernière heure pour faire du shopping (cf la photo avec Cruella) et admirer un coucher de soleil des plus majestueux.
La soirée se terminera pour moi dans une chambre d'hôtel, l'oreille collée au téléphone tandis que les autres compenseront devant une énorme coupe de glace...
18 décembre 2007
De Kyoto à Hiroshima... en vidéo !
En attendant la suite et la fin de mes aventures au Japon, voici une vidéo reprenant : la Villa Katsura & Gion, le Chemin des Philosophes (première et seconde partie), Nara (première et seconde partie) et Hiroshima.
Seuls sont absents les temples du Nord Ouest de Kyoto, pour lesquels je n'avais pas pris mon camescope !
Enjoy !
10 décembre 2007
Hiroshima, mon coup de coeur
Nous quittons Kyoto à bord d'une rame silencieuse de Shinkansen. Rame silencieuse signifie qu'il y est interdit de faire du bruit... très étrange, mais finalement tellement reposant !
Nous arrivons à Hiroshima à la nuit tombée et c'est en tramway que nous découvrons la ville. De nuit elle n'a rien de bien différent de ce que nous avons déjà vu.
Plus moderne que Kyoto et moins gigantesque de Tokyo, Hiroshima semble être une ville où il fait bon vivre. Étrange de se dire cela lorsque l'on sait comment cette ville est entrée dans l'histoire. A noter que la ville a entièrement été reconstruite sur un plan complètement différent, en damier. Ce qui la rend moins labyrinthique que ses homologues japonaises que des années d'histoire ont façonné.
Après la confort rudimentaire du ryokan de Kyoto, nous ne sommes pas mécontents de retrouver celui bien plus agréable et spacieux des Business Hotels (hôtels à l'occidentale). Le notre est situé tout prêt du Musée Mémorial de la Bombe A que nous visiterons le lendemain matin.
Lors du check in l'employé de l'hotêl me tend une enveloppe portant mon nom (!) Il s'agira en fait d'une lettre envoyé par Thomas que je n'aurai de cesse de lire et relire durant toute la soirée et le reste du voyage, m'attirant des regards de haine de mes comparses mon fortunés que moi...
Nous finissons la soirée autour d'une tasse de thé vert et des quelques jeux de société que j'avais pris soin d'emporter.
- Lundi 21 mai -
Après une bonne nuit de sommeil et une bonne douche, nous voilà fins prêts pour le petit déjeuner... Et le retour des business hotels sonne aussi le retour des petits déjeuner buffet où je ne manque pas de m'empiffrer comme à l'accoutumée.
Juste avant de partir, nous en profitons pour admirer la vue depuis nos chambres. Nous sommes juste au bord de la rivière qui coupe la ville en deux et à deux pas d'un îlot sur lequel est installé un parc mémorial verdoyant. Et pour ne rien gâcher le ciel est d'un bleu immaculé...
L'hotêl derrière nous, nous traversons le pont qui nous mène au Parc Mémorial de la Paix. Notre première étape : le Musée Mémorial de la Paix.
Lors de la préparation du voyage, il nous a semblé à tous important de faire ne serait-ce qu'un court passage à Hiroshima. Comme un devoir de mémoire. J'estime que l'on ne peut profiter d'un pays sans rendre hommage à ses blessures les plus profondes.
Je ne connaissais de ce bombardement que bien peu de chose, un nom, une date et la pseudo réponse à Pearl Harbor.
C'est donc le 6 août 1945 à 8h15 qu'un B29 larguera sur cette ville portuaire la première bombe atomique faisant par ce simple acte près de 200.000 morts.
Plutôt que de sombrer dans le larmoyant et le politiquement correct, les conservateurs du musée ont eu l'intelligence de retracer tout le contexte historique ayant conduit à ce jour et ce sans prendre partie.
Même s'il est difficile d'admettre qu'un pays démocratique comme les Etats-Unis aient répliqué 4 ans plus tard à une attaque contre un site militaire ayant fait 2.000 morts en lançant une bombe atomique sur une population civile...
Toute la première partie contribue donc à témoigner du cadre historique et du quotidien des habitants d'Hiroshima avant le bombardement à travers des documents d'archives, des objets d'époque, des plans ou des cartes.
S'en suit une séquence où l'on explique les conditions de l'attaque et ses dégâts matériels. Sur les photos ci-dessous une maquette qui représente la ville avant puis après l'explosion.
Après une pose dans une salle de lecture, nous décidons d'entamer la seconde partie du musée. Il s'agira finalement de la plus difficile à regarder, car elle s'intéressera aux conséquences du bombardement sur les populations et les effets de la bombes.
Les descriptions restent toujours sobres mais la vue de certains objets ou l'histoire de certaines victimes ne laissent que trop bien apercevoir quelles ont dû être les souffrances de ces gens innocents.
Je pense notamment à l'ombre d'un homme assis sur les marches d'une banque que le souffle a laissé comme seule empreinte de son existence.
C'est un flot d'émotion qui m'envahit en quittant le musée. Je laisse un message de remerciement et d'espoir sur le livre d'or du musée et rejoins mes comparses. Tout le monde est silencieux, certains portent leurs lunettes de soleil. Les enfants jouent dans le couloir, une belle revanche en somme.
Parallèlement à cela je repense à une lettre écrite par le maire
d'Hiroshima à l'Etat Français suite aux essais nucléaires décidés par
Chirac dans la baie de Mururoa que j'ai vu durant la visite.
C'est dans le parc dédié aux victimes que nous terminons la visite.
Tout d'abord le Cénotaphe sur les parois duquel sont gravés les noms des victimes puis la Flamme de la Paix qui ne s'éteindra que lorsque toutes les armes atomiques auront été éliminées.
A noter que la bombe continue à faire des victimes : ceux qui ont été irradiés in utero.
Plus loin des groupes d'enfants se recueillent devant un monument dédié à une petite fille dont nous avons entendu parlé dans le musée.
Une petite fille victime de la bombe s'était décidée à fabriquer 1.000 grues de papier qui selon la tradition l'aideraient à guérir.
Elle ne survécut pas à sa maladie mais son histoire est devenue un symbole et des milliers d'écoliers de tout le japon viennent tout au long de l'année se recueillir devant ce monument et y déposer des milliers de grues en papier fabriquées par leurs soins. Ce grues sont exposés durant un an dans des compartiments situés derrière le monument.
Plus loin se dresse le fantôme du seul bâtiment laissé en l'état, la ville ayant été entièrement reconstruite. Le dôme de la bombe A se situait à quelques mètres du pont Anoï, point d'impact de la bombe.
Les structures métalliques complètement tordues et les murs de briques emportés par le souffle de l'explosion ne laisse que peu de doutes quant au destin de ceux qui s'y trouvaient un bon matin d'août 1945, vers 8h15...
03 décembre 2007
Dernières heures à Kyoto
Petit "up" pour ce message que certains ont apparemment raté dans la mesure où il a été posté simultanément avec un autre...
Pour le reste je promets une vraie mise à jour ce soir...
- Dimanche 20 mai -
Nous plions bagage et quittons notre ryokan puis laissons nos affaires dans un casier automatique de la gare de Kyoto que nous commençons par connaître par coeur.
Après un ultime petit déjeuner chez Mac Donald's ou Starbucks (je ne sais plus) nous repassons sous les exaspérants "cui-cui" du passage piéton et plongeons dans la station de métro direction le nord est de la ville.
Nous avions initialement prévu de louer des vélos pour visiter les temples de cette partie de Kyoto. Hélàs nous nous sommes vite rendus compte qu'il n'est pas possible d'emprunter le métro avec nos vélos... Or l'idée était de partir de la gare de Kyoto, louer les vélos, prendre le métro, faire nos visites jusqu'à une autre gare et revenir par une autre ligne de train pour finalement rendre nos vélos et quitter la ville.
Ce plan à l'eau nous espérions trouver des vélos près des temples mais ce fut en vain...
C'est donc à pied et en bus que nous avons visité cette partie très touristique de l'ancienne capitale, mais la fatigue ajoutée à la balade tronquée ont produit une journée un peu en demi teinte où le coeur n'y était pas vraiment...
Reste quand même quelques beaux souvenirs à commencer par le Daitoku ji l'un des temples du Daisen in.
Il s'agit d'un temple zen où l'on trouve des jardins secs très réputés. Ces jardins sont constitués d'amoncellement de petits cailloux blancs qui sont ratissés de façon à produire des motifs et entrelacements qui invitent à la méditation.
Les jardins que Daitoku ji proposent toute une mise en scène comme cette pierre en forme de bateau qui descend le fleuve de la vie ou encore cet amoncellement de rochers qui figure une cascade sèche.
A noter qu'il n'était pas permis de prendre des photos dans ce temple. Les photos ci-dessous ont été glanées sur Google...
Bien que Manuel, Sabrina et Emmanuelle aient trouvé une bon sujet de plaisanterie dans ces mises en scène parfois tirées par les cheveux, je dois dire que j'ai été particulièrement sensible à leur spectacle.
Mais les digressions de mes compagnons de voyage ont enrayé ma volonté de me poser un instant et de céder à la méditation...
En sortant du temple nous tombons sur un panneau qui explique que les dalles situées sur le parvis du temple représentent les signes astrologiques chinois.
Nous en profitons pour regarder leur descriptif et prendre une photo. Pour moi çà sera la pierre en losange représentant la Chèvre...
Après cette mise en bouche, nous reprenons le bus direction le Kinkaku ji plus connu sous le nom de Pavillon d'Or.
Je vous avais parlé d'un Pavillon d'Argent qui n'avait, pour cause de guerre coûteuse pas reçu ses décorations d'Argent. En fait ce temple était inspiré du Pavillon d'Or.
Construit au 14ème siècle, la structure actuelle date de 1950, car l'original a été brûlé par un moine. Depuis l'édifice est surmonté d'un phénix doré...
Autant dire que cette structure qui est renée (!) de ses cendres n'est pas une pâle copie, loin s'en faut, car même si je n'ai pas connu l'original, la Pavillon d'Or actuel procure son lot d'émotions et de contemplation.
Et ce qui ajoute encore au spectacle, c'est le cadre dans lequel il est installé : au pied d'une montagne verdoyante, au bord d'une forêt ancestrale et sur les rives d'un étang paisible.
En fait plus que sur la rive, le bâtiment semble être littéralement posé sur l'eau. D'ailleurs quand le vent est calme et que la surface de l'étang n'est pas ridée, le reflet du Pavillon d'Or donne naissance à un jumeau tout aussi envoûtant...
Comme beaucoup de ces antiques structures, le Pavillon d'Or ne se visite pas. Mais le chemin qui longe l'étang, nous permet de passer au pied de la façade opposée et de nous approcher suffisamment pour en contempler les moindres détails. Une merveille d'architecture et de simplicité !
Nous poursuivons la visite par une petite promenade dans les hauteurs de la colline tout aussi plaisante et qui nous livre quelques jolis points de vue sur la forêt.
Comme à l'accoutumée, notre visite est interrompue par des groupes de collégiens qui nous demande de prendre une photo avec eux.
C'est toujours aussi amusés que nous nous plions à l'exercice. Non seulement çà leur fait plaisir, mais en plus çà fait des photos souvenirs toujours aussi amusantes à regarder une fois rentré !
Nous quittons enfin le site pour nous diriger vers le dernier site que nous avions prévu de voir : le Ryoan ji.
A l'image du Daitoku ji, il est renommé pour son jardin sec zen, mais le spectacle commence dès l'arrivée sur le site, où il faut longer les rives d'un étang dont la surface est recouverte de nénuphars... Séance photo obligatoire, accompagnée d'une découverte de la petite île située au coeur de l'étendue d'eau.
Nous arrivons ensuite au temple lui-même où, après s'être déchaussés, nous découvrons une grande étendue de jardin entièrement recouverte de ces petits cailloux désormais familiers. Dans cet océan de gravillons blancs semblent flotter 15 pierres grises de différentes tailles.
La particularité de ce jardin est qu'il est apparemment impossible de voir les 15 pierres d'un seul coup.
Au delà de cet aspect ludique, aucun sens officiel n'est donné à cette étrange mise en scène, il appartient au spectateur de se faire contemplateur et d'y chercher son propre sens.
Bien décidé à ne pas me faire rompre la magie et l'étrangeté du lieu comme au Daitoku ji, je me sépare de mes compagnons de voyage et me cherche mon petit coin duquel je pourrai me plonger dans la méditation.
Et une fois de plus les traits dessinés dans le gravier combinés aux étranges formes des pierres vont comme défaire chaque noeud de mon esprit pour m'inviter à faire une pause et prendre le temps de réfléchir sur ma condition.
Ce fut un moment très fort auquel je repense souvent. Athée comme je suis, je n'y ai pas trouvé de caractère mystique mais assurément là l'opportunité de mettre un certain nombre de choses de côté, de faire la paix avec un certain nombre de démon et de chercher à faire de mon mieux le temps qu'il me reste à parcourir cette planète.
C'est apaisé que je quitte le Ryoan ji et je n'ai pas tout de suite envie de reprendre la vie quotidienne, pas tout de suite envie de me mêler à mes compagnons de voyage que j'apprécie tant par ailleurs. J'ai envie, l'espace d'un instant de conserver pour moi ces quelques instants d'apaisement que j'ai vécu.
Sur le chemin du retour, je leur fausse donc à nouveau compagnie, et tombe sur un étrange bosquet dont les arbres ont les formes les plus étonnantes qui soient.
Ce spectacle m'aide à redescendre tout doucement et me retrouver bien disposé à reprendre la route...
Et le premier sentiment qui me vient est une terrible faim !
Nous faisons une croix sur le reste de notre programme et décidons de rejoindre à pied un autre temple que nous ne visiterons finalement pas.
Nous faisons demi-tour et finissons par trouver un restaurant de quartier aux allures de brasseries à quelques détails près quand même : le Ricard est remplacé par des bouteilles de saké, le foot à la TV par des émissions de jeux et le jambon beurre par du poisson cru...
Nous nous installons à une table basse et saisissons l'occasion de manger à genoux pour la seconde fois. Le repas sera excellent et nous coupera définitivement l'envie de faire quelque chose de plus ce jour-là.
Nous décidons de repartir vers la gare et prenons une dernière boisson dans notre Starbucks en attendant le shinkansen qui nous mènera vers la dernière partie de nos aventures : à Hiroshima.
24 novembre 2007
Un saut à Nara (2nde partie)
Nous nous étions quittés juste après notre visite du Todai-ji et de son grand Bouddha. Il était relativement tard et la faim nous gagnait pour de bon.
Juste avant de rejoindre le restaurant, Manuel et moi sommes tombés sur une vitrine qui vendait des sabres signés Hatori Hanzo !
Si ce nom ne vous dit rien, je vous invite à regarder à nouveau Kill Bill vol 1. Il s'agit du Japonais vivant à Okinawa qui va forger la lame qui va permettre à la Mariée d'éliminer la grosse vermine qu'elle combat.
Hélàs les sabres étaient trop chers pour nous et assurément un attrape touriste !
Pour le déjeuner nous avons testé une spécialité de cette région du Japon : les Okonomiyaki.
Installé à une table sur laquelle chauffe un plaque de cuisson, un serveur vient cuisiner ce plat ayant l'apparence d'une grosse omelette directement sous vos yeux. Il y a ajoute de nombreux ingrédients tels que du chou ou des crevettes.
En fait, le terme "Okonomi" signifie "tout ce que vous voulez", de ce fait les ingrédients varient énormément mais le plat s'accompagne toujours de soba, des nouilles sautées. Pour en savoir plus, il y a votre ami Wiki ;)
Après ce délicieux et spectaculaire repas, nous avons fait une petite séance shopping dans l'arcade où se trouvait notre restaurant. Pour ma part j'ai déniché des figurines en résine représentant Roger Rabbit et Benny le Taxi qui décorent désormais la bibliothèque du salon !
Nous retournons ensuite dans le grand parc aux daims où le soleil a fait son apparition et où nous découvrons un autre superbe temple : le Sanctuaire Kasuga.
Pour rejoindre le sanctuaire en question, nous devos suivre un large chemin taillé au coeur de la forêt et le long duquel ont été installé un millier de grosses lanternes en pierre.
Il semblerait qu'à une certaine époque de l'année toutes les lanternes sont éclairées par autant de bougies...
J'imagine que le résultat doit être saisissant, mais même en plein jour, le site est réellement majestueux.
Nous ne visiterons pas le sanctuaire lui-même, mais seulement ses abords ce qui sera l'occasion de prendre de jolies photos dont des photos volées d'une caissière récalcitrante mais que Sabrina et Emmanuelle ont fini par capturer.
Le chemin se termine dans les hauteurs de Nara avec vu dégagée sur le parc et un petit temple où nous découvrons de bien étranges planches sur lesquelles sont dessinées des paires de seins...
Après avoir demandé à nos deux guides, nous obtenons la confirmation qu'il s'agit de prières faites par des femmes pour éviter un cancer de la poitrine... Je ne me souviens plus s'il ne s'agissait pas aussi de jeunes filles qui priaient pour avoir des gros seins ou si s'était un délire sur lequel nous étions partis...
Nous quittons enfin le parc pour un dernier tour de la ville à travers un quartier résidentiel particulièrement calme nommé le quartier Naramachi.
La visite des petites ruelles nous permet de rentrer le quotidien de ses habitants. Entre petits commerces, ateliers d'artistes, maisons individuelles et chats errants c'est tout une vie qui se déroule sous nos yeux curieux.
Il est une fois de plus amusant de constater à quel point la superstition et la religion font partie intégrante d'un peuple pourtant si développé.
Je me souviens en particuliers de petites poupées rouges recroquevillées attachées par une ficelle aux portiques de certaines habitations. Il s'agit de singes supposés repousser les mauvais esprits...
Notre visite de cette ville des plus agréables se termine par des adieux avec Yuca qui nous aura accompagné de sa gentillesse et de ses connaissances précieuses durant toute cette partie de notre voyage.
Nous terminerons la journée dans notre Ryokan à manger des plats à emporter et à jouer à l'un de mes jeux de société... La fatigue commence à se faire sentir !

















































































































































